|
Basket-ball - Nicolas Batum : « Je remonte la pente »... |
1
Nicolas Batum (à droite), en défense sur Kobe Bryant. Photo © Reuters.
Régulièrement, Nicolas Batum, l'ex-Manceau, nous livre ses impressions sur sa première année en NBA, à Portland.
« Face aux Los Angeles Lakers, (le dimanche 4 janvier), j’ai joué mon meilleur match de la saison. A tous points de vue : scoring (17 points), temps de jeu (34 minutes)… Le dunk sur Pau Gasol (intérieur espagnol des Lakers), on ne me parle que de ça depuis plusieurs jours. J’ai l’impression que mon coup de pompe physique de décembre est terminé. Je me méfie mais je pense que le plus dur est passé. Je remonte la pente.
On a dû jouer quatre matches sans Brandon Roy (leader de Portland). Sur le terrain, je suis complice avec lui. Mais mon rôle n’a pas beaucoup changé en son absence. On s’en est pas mal sorti sans lui avec un bilan de deux victoires et deux défaites. En battant des grosses équipes comme Boston et Detroit, sans notre atout n°1, on prouve qu’on est là.
On arrive bientôt à la moitié de la saison régulière. Boston, qui avait bien démarré, marque un peu le pas (4 défaites consécutives récemment). L’euphorie est en train de retomber. Attention, ils vont peut-être faire des playoffs de malade ! Mais, je ne sais pas pourquoi, je ne les sens pas trop.
« Kobe Bryant, il n'est pas comme les autres »
Pour l’instant, les deux équipes que je trouve les plus solides, ce sont les Lakers et la Nouvelle-Orléans. Les Hornets, ils ont Chris Paul, le meilleur meneur du monde. Point final. Los Angeles, ils ont de très bons joueurs à chaque poste. Et il y a Kobe Bryant. Il n’est pas comme les autres. Je défends généralement sur le meilleur joueur adverse. C’est lui qui m’a le plus impressionné. Tu as beau savoir ce qu’il va faire, il arrive quand même à mettre le panier. Je ne sais pas comment il fait. Dwyane Wade (Miami) est aussi très fort. Quelle vitesse et quel contrôle ! Par contre, j’ai été un peu déçu par Tracy McGrady (Houston). Je m’attendais à mieux.
En dehors du jeu, l’hiver est rude à Portland. Il y a eu 40 centimètres de neige. Ils n’ont pas vu ça depuis 50 ans. La neige, c’est à peine s’ils savent à quoi ça ressemble… Résultat : impossible de se déplacer, on n’a pas eu d’entraînement pendant deux jours. On devait aller à Denver, et au lieu de décoller à 12 h, on est parti à 18 h. Les autoroutes n’étaient même pas dégagées. Quand cela a commencé à fondre, il y a eu des inondations… Bref, ils n’étaient pas du tout préparés à ça et c’était un bordel total ! »