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Basket-ball : Quelles solutions pour éviter l'implosion ?... |
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Le Mans doit se relever et vite ! Il se pourrait que ce soit sans David Bluthenthal (ici à gauche).
ProA: après Le Havre - MSB (66-54). Bien conscient que son collectif s'effrite à vue d'oeil,Le Mans va tenter un électrochoc en interne. Nous avons estimé ses différents plans de sauvetage...
(1% de chances).
S'il avait été entraîneur de foot, JD Jackson n'aurait sans doute pas survécu à ce nouveau fiasco collectif ramené du Havre. Au basket, c'est différent. Au Mans aussi. Ayant encore tout le soutien de son président, le Franco-Canadien peut dormir tranquille.
Mais est-il vraiment fait pour ça ? Lui-même laisse planer le doute dans son dernier carnet de route publié dans Basketnews. « Je voulais voir si le métier d'entraîneur était fait pour moi, si j'étais fait pour ça. » Bien vite, il rassure. « Je ne voulais pas quitter le basket sans tenter le coup. Pour l'instant, ça va (...) même si je sais ce métier usant quand je vois la tête de certains entraîneurs parfois, leurs humeurs. »
La marche serait-elle alors trop haute pour une première expérience de « head coach » ? Là aussi, quelques éléments de réponse par sa propre plume. « Ma vie a un peu basculé (...) Je commence à me débrouiller et, de plus, je n'ai jamais été un mec irresponsable (...) Le fait que je sois débutant ajoute une part de difficulté car je dois à la fois gérer ce qu'un coach gère et aussi gérer ma propre inexpérience. (...) Tout a changé chez nous, y compris le staff. Il y a tellement de choses à mettre en place, à préciser (...) Je passe aussi beaucoup de temps à réfléchir ».
Peut-on alors craindre un désaveu de certains joueurs ? « On peut effectivement se poser la question mais je n'y crois pas de trop », répond pour lui son président. En revanche, par sa culture très américaine, JD Jackson n'est sans doute pas complètement étranger à l'actuel mal-être des Diot, N'Doye et Badiane aux temps de jeu très minutés. Sans oublier Leloup et Tsonga, passés maîtres dans l'art de cirer les bancs.
Couper un ou plusieurs cadres
(95% de chances).
Le MSB actuel vit ses dernières heures. « Je suis maintenant convaincu qu'il faut du changement » a lui même annoncé le président Le Bouille sitôt après l'énorme désillusion havraise. Qui dit changement, sous-entend a priori départ ? Au singulier ou au pluriel ?
Trois cadres sont concernés. Par ordre alphabétique, Bluthenthal, Chase et Spencer. Le dernier, actuellement dans l'attente d'une sanction disciplinaire, a tout du bouc émissaire désigné d'office. « Mais qui me dit qu'on se mettra à gagner plus de matchs sans lui ? », questionnait hier le président Le Bouille joint au téléphone. Exact. Sans oublier que Spencer est sans doute le plus talentueux de l'équipe.
Au Havre, c'est lui qui met le feu d'entrée (8 pts, 4 rebonds, 1 interception, 3 passes décisives, 11 d'évaluation en 10 minutes). C'est lui aussi qui reste le plus longtemps sur le parquet (36'), qui tire le plus (16 fois). C'est toujours lui qui perd six ballons et manque... 12 de ses 16 tirs. Un vrai dilemme.
Le dossier Bluthenthal fait aussi débat. Décevant. Sur-coté. Les langues se délient. En plus, le garçon a une clause libératoire dans son contrat. « Alors qu'il parte, ça fera des sous pour acheter un ou deux nouveaux joueurs », chuchotent à voix haute certains supporters. Pas loin d'être le plus menacé actuellement. Au Havre, il ne figurait pas dans le cinq majeur.
Quid aussi de Brian Chase ? « Il vient de manquer ses deux derniers matchs de championnat mais je n'oublie pas trop vite ses évaluations précédentes », concédait hier son président. JD Jackson voulait un meneur US. Il l'a et admettons qu'il y a bien pire en France à ce poste. C'est vrai aussi que Chase n'a pas toutes les qualités altruistes inhérentes au poste 1.
Prendre un ou deux nouveaux joueurs ? (99% de chances).
À en croire Alain Weisz dans une récente interview, le MSB a été à deux doigts de faire signer l'ex-Nancéien Maxime Zianveni finalement parti à Hyères-Toulon. Preuve aussi qu'on s'active en coulisses pour enrôler un nouveau joueur. Et plutôt aux postes 2-3 à en croire Christophe Le Bouille. « À l'intérieur, on est bien pourvu. À l'extérieur en revanche... ».
Dès le début de saison, Le Mans avait gardé sous le coude un plan B. C'est le moment ou jamais de le sortir pour de bon. Surtout que le MSB a toujours le droit à un renfort US par exemple. Encore faut-il faire la bonne pioche comme Le Havre avec Slaughter. Lequel, selon son coach Jean-Manuel Sousa, a fait naître une équipe autour de lui. JD Jackson aimerait tellement pouvoir en dire autant prochainement...
Philippe PANIGHINI.