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Cantonales : la droite dévoile 17 candidats
Jean-Marie Geveaux, chef de file de la majorité départementale, affiche sa confiance pour le scrutin de mars. La droite a choisi 17 de ses 19 candidats.
Qui succédera à Roland du Luart à la tête du Département, à l'issue des élections cantonales de mars prochain ? Du côté de la majorité départementale, on affiche sa confiance. Roland du Luart, qui passe la main après 31 ans de mandat, dont 11 à la présidence, se dit « fier de laisser un conseil général avec des finances saines ». Jean-Pierre Chauveau, vice-président en charge des routes, revendique « un bon bilan et je ne vois pas pourquoi les Sarthois nous déjugeraient. »
La majorité départementale a évidemment pour objectif de conserver un maximum des onze cantons qu'elle détient et qui sont remis en jeu dans trois mois. Et pourquoi pas de grappiller un ou plusieurs des huit cantons tenus par la gauche.
Hier après-midi, en dévoilant 17 des 19 candidats, Jean-Marie Geveaux, chef de file pour cette campagne, a évoqué deux cantons « prenables » à la gauche : Beaumont-sur-Sarthe, dont le maire François Robin espère ravir le siège du sortant Jean-Pierre Rossard. Et aussi Saint-Calais, dont le maire et conseiller sortant divers gauche Michel Letelllier trouvera sur sa route Michel Leroy, maire de Bessé-sur-Braye.
Deux cantons n'ont toujours pas leur candidat : Allonnes et Le Mans-Est Campagne, où les candidats de gauche partent favoris pour conserver leurs sièges. Apparemment, l'idée de la droite serait d'y présenter des femmes pour rééquilibrer un casting pour l'instant très masculin (10 contre 7).
Les élus de la majorité départementale se disent persuadés que le déficit de popularité de l'Élysée et du gouvernement sera contrebalancé par « le fort ancrage local » de ses candidats. Même si, en aparté, Marcel-Pierre Cleac'h, qui lâche son mandat de conseiller de Montfort-le-Gesnois, avoue, avec son habituel franc-parler, que « ce sera très dur ».
Le projet politique, qui sera détaillé à partir de janvier, devrait mettre en avant la solidarité, principal poste budgétaire des départements. Jean-Marie Geveaux évoque la création de maisons départementales pour rapprocher les Sarthois des services du conseil général.
Reste LA question qui n'est pas tranchée et qui pourrait peser sur l'ambiance au sein même de la majorité départementale : en cas de victoire, qui de Jean-Marie Geveaux ou de Dominique Le Mener prendra la tête du Département ? « La majorité se réunira pour faire un choix », dit, laconique, Jean-Marie Geveaux. Ecarté de la direction de la campagne, par un vote interne, Dominique Le Mener, dont le siège de Montmirail n'est pas renouvelable, ne cache pas qu'il n'a renoncé à rien.