Formule 1 : Un point qui fait du bien à Sébastien Bourdais
À Monaco, au terme d'une course rondement menée, Sébastien Bourdais a marqué son 2e point de la saison après sa 8e place à Melbourne.
Le Sarthois a terminé 8e du Grand Prix de Monaco, remporté par Jenson Button (Brawn GP), devant son coéquipier Rubens Barichello.
MONACO. - Il avait la mine des bons jours, Sébastien Bourdais à la sortie du baquet de sa Toro Rosso. C'est si rare de le voir un sourire sur le visage une fois la course terminée, lui qui depuis la huitième place acquise à Melbourne, première épreuve de la saison, traînait une certaine misère, teintée de désillusions sur ses capacités à pouvoir tirer quelque chose de positif de sa monoplace.
En s'élançant de la quatorzième sur la grille, avec un réservoir rempli ras la gueule, « 90 kg, c'était dur à traîner » reconnaissait-il, Sébastien Bourdais ne s'attendait pas à défrayer la chronique du GP de Monaco. Il comptait sur les faits de course et sur ses possibilités de « dompter » sa Toro Rosso pour espérer. Sans se faire trop d'illusions. Il en avait sans doute rêvé, le scénario de la course monégasque lui a été favorable. Pour une fois.
Plaisir
Avec une stratégie à un seul arrêt, il s'est contenté dans un premier temps de tenir un bon rythme. Au jeu du départ, il grattait une place; les abandons de son coéquipier Buemi, de Piquet, de Vettel et de Kubica dans la première moitié de course lui dégageaient la voie, tout comme les arrêts aux stands des autres concurrents encore en piste. Suite au ravitaillement de Nakajima au 35e tour, il s'emparait de la 8e place. Il n'allait plus la lâcher. Son passage au stand bien négocié, il repartait dans le dos d'Alonso et juste devant Nakajima, Fisichella s'arrêtant peu de temps après. Il allait pourtant vivre un deuxième relais mouvementé. « Je ne pouvais pas me permettre de la jouer facile, il fallait que je continue à attaquer. Mon train arrière montrait des signes de faiblesse mais en fin de compte, mes pneus ne se sont pas trop dégradés. Je ne craignais pas trop le retour de Fisichella. Je l'ai laissé venir pour qu'il tape un peu dans ses gommes », analysait le Manceau, heureux de cette performance qui chasse les doutes nés des contre performances précédentes.
« C'est un point, il fait plaisir. Quand tu pars de la quatorzième place, c'est un signe. Il faut aller chercher ce résultat », enchérissait-il. Un qualificatif positif dont on avait presque oublié l'intonation dans sa bouche. « Nous allons arriver à Istanbul avec de bonnes options. Nous savons ce que nous voulons, il faut juste que l'on se montre plus performant d'entrée de jeu pour ne pas partir si loin sur la grille. » La joie retrouvée ne fait pas oublier à Sébastien Bourdais les exigences d'un redressement. Il est comme ça le Sarthois. Il est adepte du « peut mieux faire ».
S. B.
Ouest-France
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