Le Mans SB se porte bien financièrement
Claude Hervé, président du Conseil de surveillance, estime que les finances du MSB sont saines.
Pro A. Claude Hervé (président du Conseil de surveillance) et J.-P. Goisbault (président du Directoire), dressent le bilan financier du club manceau.
Quelle est la situation financière actuelle du MSB ?Claude Hervé : Ce serait facile de dire que les finances sont très saines. Il faut analyser les chiffres par rapport aux exercices précédents. En effet, la solidité financière doit se manifester sur la durée. Je rappelle qu'en juin 2000 lors de mon arrivée, il n'y avait plus de trésorerie, plus de capital. Nous avons progressivement ouvert notre capital, fait appel à des partenaires privés. Désormais, le MSB est géré comme une véritable entreprise. La trésorerie est saine ! Nous avons retrouvé notre indépendance à l'égard de la Ligue nationale de basket, de nos partenaires financiers et de nos sponsors. La saison dernière, le résultat d'exploitation fait apparaître un solde de 280 000 €. Nous n'avons pas de souci particulier. Pourtant cette année le budget a été revu à la baisse ?Jean-Pierre Goisbault : Il y a une raison principale, ce sont les droits de télévision inhérents à l'Euroligue qui seront en diminution cette année. Nous avons reçu 709 000 € l'an dernier. Cette année, nous avons budgété 420 000 €. Nous ne sommes pas sûrs de percevoir cette somme. Le budget prévisionnel 2007-2008 est de 5 280 000 € soit une baisse de 3 à 4 %.Y a-t-il des perspectives de développement ?Jean-Pierre Goisbault : Notre sport manque d'une médiatisation qui permettrait à des chaînes de télévision de mettre le basket en valeur comme, par exemple, le rugby. Lorsque l'équipe nationale est au fond du trou, ce n'est pas simple d'aller à la pêche aux sponsors nationaux. Nous sommes tous dans le même sac (sic). Notre DNCCG (ndlr : Direction nationale du conseil et du contrôle de gestion) regarde de très près les finances, on ne peut pas faire n'importe quoi. Les footballeurs ou basketteurs espagnols, italiens, ne sont pas soumis à ce contrôle. On peut penser que dans le cas contraire, les écarts ne seraient pas aussi importants. Des clubs étrangers vivent à crédit comme Olympiakos en Grèce. Quoi qu'il en soit, on se bat, on essaie, on rencontre des partenaires potentiels. Nous vivons avec ce que nous possédons ! Recueilli parAlain MOIRE.
Ouest-France