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Les bateaux électriques voguent sur le succès1 |
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Pascal, Aurélie, Mathilde et Anaïs au retour de leur balade sur la Sarthe.
Arrivés sur la Sarthe au mois de mai, les bateaux électriques ont la cote. Aussi bien auprès des Sarthois que des touristes qui mènent leur barque eux-mêmes.
Reportage
« Les bateaux sont insubmersibles et il n'y a pas de vague ! » Mardi après-midi, sur le quai devant la capitainerie du port du Mans, le soleil estival est là et scintille dans les eaux de la Sarthe. Pascal et Aurélie, accompagnés de leurs deux filles Mathilde et Anaïs, viennent d'embarquer à bord d'un bateau électrique. Une balade de deux heures avec passage d'écluse les attend pour cette journée de vacances.
Rien de plus simple que de se mettre à la barre de ces petites embarcations. « Trois minutes d'explication suffisent et il n'y a pas besoin de permis, confirme Joël Perraux, le président de l'association des usagers du port du Mans, qui gère la flottille des cinq bateaux achetés par la Ville. Ils ne naviguent pas à plus de 10 km/h. »
La durée de location oscille entre 30 minutes et 4 heures. Pour les longues durées, il est possible de franchir trois écluses en allant jusqu'à Spay. Mais, même si la Sarthe est navigable jusqu'à Angers, les bateaux ne vont pas plus loin. Autonomie de batterie oblige.
Faible vitesse, bruit quasiment inexistant... Les conditions idéales pour observer la faune, la flore et découvrir la ville sous un nouveau jour. Et la recette rencontre un certain succès : « Dès qu'il fait beau, il y a du monde, acquiesce Joël Perraux. Nous accueillons des Sarthois, mais aussi des touristes qui viennent d'autres départements ou de l'étranger. »
« Plus proche de la nature »
Beaucoup de familles viennent ainsi passer un moment au calme sur les flots. « L'espace restreint et les sentiments variant de la sécurité à l'insécurité créent des liens très particuliers. Sur un bateau, tout le monde est responsable de tout le monde », ajoute Joël Perraux.
La plupart des visiteurs sont des « navigateurs du dimanche ». Ce n'est pourtant pas le cas de tous : « Cette semaine, un homme qui a passé le Cap Horn (NDLR : cap situé à l'extrême sud du Chili, connu pour sa dangerosité) est venu s'amuser avec ses enfants sur nos bateaux électriques ! »
Après deux heures de navigation, la petite famille sarthoise est de retour à bon port. « C'est propre, c'est joli. On se sent plus proche de la nature », raconte Pascal. Si les deux filles du couple ont eu « un peu peur au départ », elles ont rapidement pris leurs marques sur l'embarcation. « Nous nous sommes même arrêtés pour cueillir des mûres », conclut Aurélie.
Pas le temps de discuter pour Joël Perraux. Déjà, un nouveau bateau se présente pour accoster...
Ndlr : En effet, c'est pour le moins surprenant ! Il est probable que l'auteur a confondu avec la ville d'Angers...Nous avons effectué la correction.