Gilles Lebailly (au centre) accompagne ses clients, Frank et Hakim, pour la pause clope dans le coin fumeur. La déco ressemble à celle d'un bar cubain. Les parasols chauffants en plus. Gilles Lebailly, 35 ans, a racheté au printemps 2006 cette discothèque qu'il a volontairement baptisée l'Original. « Je ne triche pas avec mes clients, je les soigne comme j'aimerais qu'on le fasse avec moi. Le but, c'est que des gens qui avaient perdu l'habitude de venir en discothèque, parce qu'ils n'y trouvaient pas leur compte, reviennent. » L'homme est lucide et sait que le chemin sera long pour redorer l'image des sorties en boîte, écornée par « la cigarette, l'alcool, la drogue et les bagarres ». Mais il y croit.
Hygiène et sécurité
Un passage par le Canada l'en a convaincu : dans les discothèques, l'hygiène est un combat prioritaire. « Ici, les murs sont clairs et côté propreté c'est nickel, je l'ai vu tout de suite », constate Frank, un client. Pas de demi-pénombre, pas de recoins sombres : « Juste des jeux de lumière ». Dans l'espace bar, le carrelage remplace la moquette. Les chaises ont balayé les chauffeuses et les coussins « impossibles à nettoyer quand on renverse une boisson dessus » et les verres ne sont pas en verre mais en polypropylène. Incassables, donc, « pour que les gens ne puissent pas se blesser ».
Car on ne plaisante pas, non plus, avec la sécurité. Huit caméras de vidéosurveillance, à l'intérieur et sur le parking. Carte d'identité demandée à l'entrée, où les mineurs sont obligatoirement refoulés. Les noms et dates de naissance des clients sont soigneusement consignés jusqu'à former une liste « d'environ 1 000 personnes à ce jour » où se distinguent les bons élèves et les cancres. « On note en bleu les clients fidèles, qui sont venus plus de quatre fois. En rouge, ce sont ceux qui sont interdits d'entrée parce qu'ils se sont mal comportés lors de leur dernier passage. » Le patron est intransigeant. Pas de deuxième chance pour les visiteurs agressifs, même s'ils se représentent plusieurs mois après leurs excès. « Si quelqu'un a l'alcool mauvais, il l'aura aussi dans un an », affirme Gilles Lebailly.
Et puis l'alcool n'est pas synonyme de soirée réussie. Le patron a la conviction qu'il peut, à son niveau, enrayer l'habitude de la « biture express » chez les jeunes. Tous les premiers mercredis du mois, il organise de 14 h à 19 h une « boom » pour les 12-17 ans. Sans alcool. « Ces jeunes grandiront. Ils sauront qu'ils peuvent s'amuser juste avec de la bonne musique, et sans vider une bouteille. »
Estelle JOLIVET.
Discothèque L'Original, à Longnes, direction Laval sur la nationale 157. Tél. 02 43 47 89 36.

enfin l'été, on peut manger en terrasse. j'y vais au moins une fois par mois, et c'est toujours...

endroit sympathique où l'on mange très bien. les serveurs sont agréables et ont toujours le...

accueil très chaleureux, service impec' et plats variés. dîner en terrasse dans la rue pavée...

Autant le premier volet joue sur l'humour de la rencontre avec des véhicules...

Vraiment aucun intérêt, le scénario ? Rien, L'histoire ? Affligeante, espèce...
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