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Les détails de la deuxième ligne dévoilés
Pourquoi sept stations et pas huit ?
C'est un compromis entre le souci de réduire la distance entre chaque station (500 m maxi) et la nécessité de ne pas arrêter les rames trop souvent, si on ne veut pas transformer le tramway en omnibus. L'avant-projet initial évoquait huit stations pour cette nouvelle branche du tramway. Ce sera sept.
En allant vers Bellevue, le tram stoppera place des Comtes-du-Maine, près des Cinéastes. Puis au début de l'avenue Paderborn ; à la Croix de Pierre au niveau de l'actuelle contre-allée ; rue des Maillets juste avant l'intersection avec la rue Branly ; puis juste avant le Carrefour Market.
L'idée d'implanter une station au niveau de la place des Maillets est abandonnée : « Cela risquait de perturber le marché. »
Après le virage vers Bellevue, une station est prévue avenue de Belgrade, au niveau des commerces. Le terminus sera rue de Londres où, pour des raisons de place, il n'y aura qu'une voie.
Contrairement aux autres terminus, la rame déposera ses passagers et prendra les autres illico. Aller plus loin vers Coulaines ? Impossible. La pente est trop raide. « Nous allons travailler au meilleur moyen de relier le terminus au mail de Coulaines », promet Bruno Melocco, directeur du développement du Mans Métropole.
Vive le joli gazon !
Entre préfecture et Jacobins, les deux voies de tramway seront placées à côté des voies de circulation auto. Mais entre Jacobins et le terminus de Bellevue, le tramway roulera au centre de la chaussée, avec une voie auto de chaque côté, comme avenue Jaurès et avenue Durand. La cerise sur le gâteau ? Du gazon sera déroulé depuis les Jacobins jusqu'à la rue de Londres.
Des poteaux devant la cathédrale
Suggestion d'un monsieur, lundi soir : utiliser une alimentation par le sol ou par batterie pour supprimer poteaux et fils aériens, place des Jacobins, devant la cathédrale. Comme ce sera le cas dans une partie du centre d'Angers. Réponse du maire : « La vraie pollution visuelle, c'est celle des voitures. »
Elles vont disparaître de la place et, grâce au chantier du tramway, l'ensemble des réseaux électriques, de télécommunication, etc., seront enterrés. Mais, pour éliminer les poteaux et les lignes de courant du tramway, le surcoût est estimé à 18 millions, soit une facture augmentée de 25 %.
Anecdote de Patrick Waltzer (Transamo) qui a piloté le projet angevin et qui s'occupera de la deuxième ligne mancelle : « A Angers, les habitants ont été ravis quand ils ont appris qu'on supprimait des fils. Beaucoup ont dit : ce sera comme au Mans ! »