Victor et Danièle voudraient bien savourer leur retraite en même temps. « Pas possible », répond la Caisse régionale d'assurance maladie. Elle reste, son collègue part
Oui, mais voilà : « Mon épouse a un collègue, de trois mois son benjamin. Et également trois mois d'ancienneté en moins. » Un collègue qui a fêté son départ en retraite le 31 décembre 2007. Explications : Danièle, qui est née en juillet 1950, totalise 42 années de cotisations reconnues par la Cram, soit 168 trimestres. Pour son collègue, c'était pareil. Sauf qu'il est né en octobre : peuvent déroger à la nouvelle règle des 60 ans et partir plus tôt en retraite ceux qui ont totalisé cinq trimestres de cotisation à la fin de leur 16e année, mais « s'ils sont nés au cours du 4e trimestre, quatre trimestres suffisent », lit avec attention Victor. « On a fait notre demande en même temps, rappelle Danièle. Lui est parti. Moi, je dois faire un an et demi de plus. Ce n'est pas normal. »
Du côté de la Caisse régionale d'assurance-maladie, on compatit. « Malheureusement, ce genre de cas arrive. La loi Fillon est assez stricte. Il faut que les gens gardent à l'esprit que la retraite, c'est à 60 ans désormais. Quand on explique toutes les conditions pour une retraite anticipée, ils tombent des nues ». En clair, remplir les conditions du début d'activité et avoir effectué une longue carrière sans interruption. Avec, bien sûr, 168 trimestres, validés et cotisés pour partir au plus tôt à 56 ans. Sur les 4 derniers mois, 30 % des demandeurs d'une retraite anticipée ont essuyé un refus dans la Sarthe. Des demandes valables seulement jusqu'à la fin de l'année, date de l'expiration de la loi Fillon. « Pour l'instant, on attend, signale-t-on à la Cram. Une nouvelle loi ou des décrets d'application. Les gens se posent beaucoup de questions. Nous aussi. »
« Je vais me battre »
« J'ai écrit à François Fillon et reçu une réponse bateau, détaille Victor. La Cram reconnaît bien que c'est anormal. La Halde (1) m'a répondu que ce n'était pas le genre de litiges qu'ils traitent. Mais c'est une discrimination ! » Au couple, on répond qu'il s'agit d'un effet de seuil. « Mais ce n'est pas un effet de seuil naturel !, s'emporte Victor. Quand des textes ne s'appliquent pas correctement, il faut arrondir les angles. » Déboutés par la Cram le 9 novembre dernier de leur demande de recours à l'amiable, Victor et Danièle ne veulent pas en rester là. Ils ont saisi le tribunal d'affaires de la Sécurité sociale. Danièle prévient : « Je ne suis pas du genre à me mettre en arrêt maladie. Je vais me battre. »
Gabriel THIERRY.
(1) Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité.

enfin l'été, on peut manger en terrasse. j'y vais au moins une fois par mois, et c'est toujours...

endroit sympathique où l'on mange très bien. les serveurs sont agréables et ont toujours le...

accueil très chaleureux, service impec' et plats variés. dîner en terrasse dans la rue pavée...

j'ai adoré, de l'action, beaucoup d'humour, j'ai passé un super bon moment!...

Alors là, merci la fête du cinéma sans laquelle il ne me serait pas venu à...
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