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Sarthe. Cinq choses à savoir avant de vivre dans un écolieu... |
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Cet éco hameau situé à Rezé, en Loire-Atlantique, est désormais achevé et compte six habitations. © Photo archives "PO"
L’association Ecolieux72 rassemble tous les projets en Sarthe d’habitats groupés écologiques, coopératifs et solidaires. Pour l’heure, deux projets sont en route, dont un situé à Pruillé-le-Chétif qui est le plus avancé (lire nos édition du "Maine Libre" de ce jeudi 9 mai).
1- Qu’est-ce qu’un écolieu ?
Il s’agit d’un habitat groupé, rassemblant plusieurs habitations privées (maisons ou appartements), des jardins communs et partagés, une salle commune, etc… L’habitat doit bien entendu être économe en énergie et respecter l’environnement et la santé. Il fonctionne sur l’entraide et la mutualisation et le site est géré par ses habitants.
2- A qui s’adressent les habitats groupés ?
Les écolieux s’adressent aux personnes qui ont un projet d’acquisition pour y vivre ou en vue d’un investissement locatif. Les personnes qui souhaitent y participer doivent au préalable adhérer à une charte qui comporte plusieurs engagements, autour notamment de la solidarité et du respect de l’environnement mais aussi de la gestion des coûts de l’acquisition des terrains à la construction des habitations. Les initiateurs de projets d’écolieux refusent l’idée de revenir aux communautés des années 70. Ils veulent habiter et vivre autrement.
3- Une fiscalité peu adaptée ?
La fiscalité actuelle sur le logement ne prend pas en compte de manière spécifique les habitats groupés. Ses défenseurs souhaitent que la loi s’ouvre à une formule juridique permettant d’autres activités (agriculture, artisanat…) ainsi que l’acquisition et la gestion d’un habitat collectif. Pour l’heure, les montages juridiques s’avèrent assez complexes et variés. Ils vont des sociétés civiles immobilières aux sociétés civiles d’exploitation agricole, groupements fonciers agricoles, ou associations loi de 1901.
4- Un certain succès à l’étranger ?
Le concept d’écolieu fonctionne plutôt bien à l’étranger. Les coopératives d’habitats représentent 8 % du parc immobilier en Suisse et 15 % en Norvège. Cela va même jusqu’à 40 % dans une ville comme Oslo. En France, il y en a peu, même si depuis deux ou trois ans des dizaines de projets sont en route, dont un immeuble coopératif appelé « village vertical ».
5- Comment s’informer ?
Après la création des écoquartiers par les collectivités, les projets d’écolieux montés par des particuliers se multiplient en France depuis deux ou trois ans. En Sarthe, l’association Ecolieux72 se réunit une fois par mois, le 2e mardi de chaque mois de 18h30 à 19h30, au café-cantine à l’Epicerie du Pré, 31, rue du Pré au Mans.
Un site internet : www.ecolieux72.wordpress.com