|
Suicide suspect : une requête et un docu télé... |
1
Nathalie Foucault (à droite) et Dominique Gobert, secrétaire de l'association, veulent croire que la justice acceptera de rouvrir le dossier.
La famille d'Annick Foucault n'a jamais cru à son suicide. Une requête pour une réouverture d'information vient d'être déposée. Et un documentaire est diffusé mercredi sur Planète justice.
Le 29 juillet 2005, à Lombron, Annick Foucault, 48 ans, est retrouvée pendue dans son jardin avec une rallonge électrique. Sur son corps, le médecin légiste relève un hématome sur la tempe, des griffures sur le postérieur, de la terre du haut du dos jusqu'à la plante des pieds... Étrangement, alors que son corps est maculé, aucune trace de terre sur son slip. Sur le sol, ses chaussons sont retrouvés inversés gauche et droit, l'avant à la place du talon. Sans aucune trace de terre sur les semelles.
Malgré toutes ces remarques notées à l'autopsie, l'enquête concluait au suicide. Une thèse que n'admettront jamais les parents et les enfants d'Annick Foucault. D'autant que le médecin légiste de l'affaire leur confirmait sa conviction : selon lui, la quadragénaire n'avait pu se suicider.
Nathalie, la fille d'Annick, créait alors l'an dernier l'association « Affaire Foucault : que la lumière soit faite », « pour avoir plus de poids, pour avancer ». La jeune femme avait également ouvert une adresse mail pour recueillir toute information ou témoignage (affaireannickfoucault@laposte.net)
Requête à la Cour d'appel et documentaire TV
Depuis, des témoignages sont parvenus à l'association. Entre autres, deux anciennes collègues de la victime assurent que cette dernière n'était aucunement dépressive, l'une d'elles l'avait eue au téléphone la veille de sa mort, elle se souvient qu'Annick Foucault lui avait parlé de projets.
Mais un témoignage, surtout, offre un nouvel espoir à Nathalie et sa famille. Il s'agit d'une femme qui habitait à 500 mètres de chez Annick Foucault. Jamais interrogée par les enquêteurs, elle soutient aujourd'hui qu'en partant à son travail, à 4 h 20, le 29 juillet, elle s'était étonnée, en passant devant chez la victime, de voir une voiture grise ne lui appartenant pas, de la lumière à l'intérieur de la maison et des ombres bouger derrière la porte vitrée.
Forte de ces différents témoignages, la famille d'Annick Foucault, soutenue par Me Alain Ifrah, a confié le 26 avril à la procureure du Mans une requête aux fins de réouverture d'information à transmettre au procureur général de la Cour d'appel d'Angers. « On veut croire à une réouverture du dossier, espère Nathalie Foucault. Ce n'est pas possible de laisser tomber, nous sommes convaincus que maman ne s'est pas suicidée, il y a trop de détails qui prouvent que ce n'est pas vrai. »
Le dossier a suscité l'intérêt du journaliste Paul Lefèvre. Dans la série Les cicatrices de la justice, il présentera un documentaire de 52 minutes sur l'affaire Annick Foucault, mercredi 29 mai, à 20 h 45, sur Planète justice.