Touche féminine et nouveautés pour le festival BeBop
Du 4 au 9 novembre, toujours plus d'éclectisme, un chapiteau place de la Rep' et une indéniable touche féminine, telles sont les tendances de la programmation.
Fans de musiques actuelles, de nouveautés et de variété, rendez-vous du 4 au 9 novembre dans différents lieux de la ville et de l'agglomération. Comme les années passées, BeBop aime à prendre ses quartiers dans plusieurs salles (Oasis, Saulnières, palais des congrès, salles Henri-Salvador à Coulaines et Jean-Carmet à Allonnes).
Mais la grande nouveauté de cette 22e édition, c'est l'installation du Magic Mirrors, un chapiteau qui appartient au célèbre Cabaret Sauvage de Paris, place de la République, avec pas moins de cinq concerts programmés dans ce lieu ultra-convivial. Un moyen aussi d'utiliser l'espace jugé trop vide par certains détracteurs du nouvel aménagement de la Rep. Et à BeBop de se rapprocher du centre-ville.
22 groupes ou artistes
Autre tendance, soulignée par Bruno Leroy, patron du festival, « le désengagement financier de l'État, obligeant BeBop à se tourner vers un club de mécènes. Ce qui a permis notamment d'ouvrir un nouveau lieu sous chapiteau. » Car proposer pas moins de 22 groupes ou chanteurs en une semaine a un coût : 620 000 € de budget total (dont 90 000 € de cachets). « Nous sommes autofinancés à 65 %, précise Bruno Leroy. L'aide de la ville, du conseil général ou de la région est primordiale. » Ce qui a permis de contenir la hausse des prix des billets, qui vont de 4 à 24 € suivant les concerts.
Côté programmation, « c'est l'année de la femme ! » Camille, Rokia Traoré, Yaël Naïm, Soha, Nneka, Little, Cocoon, Moriarty... que de belles voix. Une touche world, un peu de variété (Julien Doré). Mais que serait BeBop sans le rock, avec cette année en tête d'affiche Suicidal Tendencies, les vétérans du punk hardcore américain tendance skate, baggy et bandanas. Une affiche éclectique pour un festival en perpétuel renouveau.
Ouest-France