Le comédien Jacques Ciron, habille de sa voix de majordome les textes de Julien Leloup (ici à droite). Casting vocal
Tout sourire, Julien se souvient de son entrevue avec la voix d'Arnold Schwarzenegger (Daniel Beretta). « J'y suis allé avec mon cousin cadreur. Gamins, on était mordus de ses films. On frappe à la porte et on entend ' Entrez les gars '. On avait l'impression qu'il y avait Terminator derrière. » Pour le fan, ce documentaire est l'occasion de rencontrer ceux qui prêtent leur voix aux stars, de mettre un visage sur un timbre.
À travers à la comédienne Maik Darah, Julien a pu échanger avec Whoopi Goldberg. Il s'est assis dans le canapé d'Homer Simpson (Philippe Pethieu) et a passé une nuit chez l'inspecteur Columbo (Serge Sauvion).
Au total, il a interviewé 40 comédiens ¯ « On n'a pas pu tous les garder » ¯ pour leur poser des questions sur leur métier, et recueillir quelques anecdotes.
Jack Nicholson est Sarthois
Pour certains doubleurs, la voix de leur personnage est leur voix naturelle. « Des fois on les reconnaît dans la rue ou au téléphone », raconte Julien. Ainsi Richard Darbois se fait démasquer à un guichet de gare : « On vous a déjà dit que vous aviez la même voix qu'Harrison Ford ? »
En discutant avec l'illustre Jean-Pierre Moulin (Jack Nicholson ou Anthony Hopkins dans le Silence des agneaux), Julien découvre qu'ils ont fréquenté la même école. « Il a vécu une partie de son enfance au Lude, rue des Bichousières. Comme moi, il allait à l'école Joachim-du-Bellay, en face du château. »
Le comédien a d'ailleurs été élevé par une figure locale. Henry Lefeuvre, maire du Mans entre 1938 et 1941, résistant et déporté pendant la Seconde Guerre mondiale, qu'il « considère comme son grand-père ».
En plus de ces célébrités masquées, Julien a rencontré différents professionnels de la postsynchronisation. Calligraphe, détecteur, adaptateur... Il a souhaité aborder avec eux les différentes étapes d'un doublage.
Avec les moyens du bord
« Au début on était parti sur un 26 minutes, explique Julien. On y allait à tâtons et ça s'est emballé début 2008. » Aidé de son cousin, cadreur à France Télévision, d'amis et de professionnels, il a finalement monté un 52 minutes. « On reste dans le format télé, c'est plus pratique pour être diffusé. »
Avec une subvention Jeunesse et Sports (1 200 €), une aide du Crédit mutuel (500 €) et un budget de seulement 5 400 €, Julien n'imaginait pas en arriver là. « Comme je suis un jeune qui débute, reconnaît-il, les gens se sont montrés très disponibles. »
Le comédien Jacques Ciron, qui double notamment le majordome Alfred dans les Batman, lui a prêté sa voix pour le documentaire. À la mi-janvier, les dernières étapes de la production seront finalisées dans un studio parisien « Il reste le mixage, la mise à niveau des sons. »
Ensuite viendra le plus difficile : trouver un diffuseur, télé si possible. Julien souhaite également organiser des soirées de projection dans des salles de cinéma sarthoises et inviter des comédiens.
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Repas agréable, beau buffet , plat très correct, ambiance cool , reposante , on peut dicuter ,...

le cadre est agréable façon bistrot de quartier mais la salle est vite bruyante;l'accueil,quant à...

C'est un restaurant que j'ai découvert récemment et je n'ai pas été déçu,très bon,et des...

C'est un film qu'il faut absolument aller voir. Une émotion se dégage et même...
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