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Arômes. A Sablé, Mane est en pleine croissance... |
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L'usine Mane de Sablé va connaître une nouvelle extension en 2017. Depuis 2012, le groupe y a investi plus de 10 millions d'euros. En bas, Christophe Joncour, le directeur. © Ouest-France.
Le groupe Mane est en plein boom. Un dynamisme dont profite son usine de Sablé-sur-Sarthe. Une extension sera réalisée en 2017. Une nouvelle usine est en projet et des recrutements en cours.
De gros investissements
Depuis quelques années, Mane, spécialiste des arômes, n'en finit plus de pousser les murs à Sablé. Entre 2011 et2012, l'entreprise, basée avenue Jean-Monnet, avait doublé sa surface. Deux ans plus tard, Mane faisait l'acquisition d'un terrain de 6 ha, zone des Mandrières, à quelques minutes de son site principal. L'année dernière, un vaste entrepôt y est sorti de terre.
« En quelques années, nous avons investi plus de dix millions d'euros, souligne Christophe Joncour, directeur de l'usine sabolienne. Nous avons récupéré plusieurs marchés et notre groupe est en pleine croissance, notamment à l'international. »
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Une nouvelle usine en projet
Mais l'appétit du groupe ne s'arrête pas là . Cette année, Mane a acheté une nouvelle parcelle de 16 463 m2, toujours zone des Mandrières. Christophe Joncour justifie : « Notre site principal arrive à saturation. Nous avons besoin d'une réserve foncière, pour des projets de développement industriel. »
Pour être plus clair,Mane projette de construire une nouvelle usine de fabrication d'arômes à Sablé. Pour l'instant, des avant-projets sont à l'étude, « mais aucun échéancier n'a été fixé, indique Christophe Joncour. Nous attendons de conclure de nouveaux marchés. Dans la période de croissance que nous connaissons, nous ne pouvons prendre le risque de nous retrouver enclavés sur un site devenu trop petit », complète-t-il.
Un tel projet entraînerait un important coût financier, sur lequel le directeur préfère rester discret. « Ce qui est sûr, c'est que ce serait beaucoup plus que ce que nous avons investi ces dernières années », sourit-il.
Une dernière extension
En attendant, le site historique, avenue Jean-Monnet, va connaître une nouvelle extension. « Ce sera la dernière, après nous serons arrivés au maximum de notre capacité », explique Christophe Joncour.
Environ 450 m2 vont être ajoutés aux 7 000 m2 déjà existants. Trois nouveaux ateliers de productions seront créés et les locaux administratifs vont être étendus. Le permis de construire sera déposé d'ici à la fin de l'année 2016. « Le but serait d'être opérationnel pour juin 2017 », espère-t-il. Un chantier pour lequel l'entreprise devrait investir autour d'un million d'euros.
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Des recrutements en cours
À Sablé, cette bonne santé se matérialise aussi par des recrutements en continu. En 2012, l'entreprise employait une vingtaine de personnes. Ils sont désormais 60 salariés. Et de nouvelles embauches vont suivre. « Nous recherchons actuellement dix personnes en CDI et en CDD », annonce Christophe Joncour.
C'est à Sablé que vos chips trouvent leur goût
« À l'origine, nous n'étions que deux à y travailler », se rappelle Christophe Joncour. Quand France protéines services (FPS) s'est installée à Sablé, en 1993, l'objectif était de se rapprocher de ses principaux clients dans l'Ouest de la France.
Dans la zone des Denisières, où elle s'implante, le paysage n'était pas aussi industrialisé qu'aujourd'hui. C'est même une ferme qui occupait le site actuel de l'entreprise.
Six ans après avoir posé ses tôles à Sablé, FPS est racheté par Mane. Le leader français des arômes souhaite diversifier son activité via la filière viande de FPS, afin de vendre ses arômes dans ce secteur d'industrie. Dans un premier temps, FPS fonctionne comme une filiale de Mane avant d'être définitivement fondue dans le groupe en 2013.
L'entreprise a conservé son corps de métier : la viande, la charcuterie et les plats cuisinés. C'est elle qui fabrique les mélanges prépesés d'ingrédients et d'arômes qui vont assaisonner les plats et permettre de les conserver plus longtemps. « Cela peut être pour des nuggets, des brochettes ou des hamburgers », cite, en guise d'exemples, Christophe Joncour.