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En Sarthe, il redonne vie aux cornichons français

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photo olivier corbin dans son champ à dollon. © franck dubray 1

Olivier Corbin dans son champ à Dollon. © Franck Dubray

C’est le petit plus qui donne du pep’s à vos pique-niques estivaux. Le cornichon français est de retour ! Comme d’autres producteurs, Olivier et Vanessa Corbin ont fait le pari risqué de relancer sa culture, à Dollon (en Sarthe). Une tradition familiale qui s’était éteinte dans les années 90 à cause de la concurrence étrangère. Malgré des débuts difficiles, la récolte de cet été promet d’être fructueuse.

« Des cornichons, de ma moutarde, du pain, du beurre, des p’tits oignons… ». La chanson de Nino Ferrer trotte dans la tête, inventaire à la Prévert d’un savoureux pique-nique dans la nature, tentation espiègle de croquer l’été à pleines dents.

Les cornichons… Petits, craquants et pimentés. Dans les champs d’Olivier et Vanessa Corbin, à Dollon (en Sarthe) une quarantaine de mains s’activent pour cueillir les cornichons. Ceinture de soutien lombaire à la taille, gants aux mains et casquette sur la tête, les cueilleurs soulèvent les feuillages grimpants qui tapissent le sol pour dénicher les petites cucurbitacées. Depuis mi-juin, les fleurs jaunes ne cessent de colorer les cinq hectares de plantations. La promesse de bonnes récoltes.

Dans les champs de cornichons, saisonniers, étudiants et lycéens travaillent ensemble.
Dans les champs de cornichons, saisonniers, étudiants et lycéens travaillent ensemble. | Franck Dubray

Olivier, son épouse Vanessa et sa mère Brigitte ont le sourire. " Le cornichon, chez nous, c’est une affaire de famille ! Mes parents et mes grands-parents le cultivaient déjà il y a 50 ans. Avant, les cornichons poussaient un peu partout dans les jardins sarthois ". Mais, petit à petit, les productions sarthoises se sont toutes arrêtées. « Elles ne faisaient plus le poids face à la concurrence indienne. Leurs cornichons étaient jusqu’à cinq fois moins chers que les nôtres ». Comme de nombreux exploitants de la région, la famille Corbin a cessé d’en produire dans les années 90. Elle s’est tournée vers d’autres légumes (choux, carottes, céleri…), augmentant les cultures déjà en place.

Pour l'instant une vingtaine de cueilleurs ont déjà été embauchés, mais si le temps est clément, ce chiffre pourrait doubler.
Pour l'instant une vingtaine de cueilleurs ont déjà été embauchés, mais si le temps est clément, ce chiffre pourrait doubler. | Franck Dubray

Le projet de renouer avec la tradition familiale est pourtant vivace. En 2015, grâce à un partenariat avec un industriel, le groupe Reitzel, Olivier Corbin signe un contrat avec l’usine « Charles Christ » de Connerré (Sarthe). L’entreprise, spécialisée dans la fabrication et le conditionnement de condiments, lui achète toute sa production, qu’elle commercialise sous la marque « le jardin d’Orante ». Les produits bleu-blanc-rouge séduisent les consommateurs : tous les bocaux se vendent en seulement quelques mois.

Pour être commercialisé, il faut que le cornichon n'excède pas une certaine taille.
Pour être commercialisé, il faut que le cornichon n'excède pas une certaine taille. | Franck Dubray

Malgré le succès des bocaux, la première année a été difficile. « Nous sommes encore en phase de test », commente Vanessa, prudente. « Le mauvais temps ne nous a pas permis d’atteindre nos objectifs de la saison dernière ».

Mais cet été, le soleil semble être de leur côté. « La température parfaite pour le cornichon est de 30° la journée et 20° la nuit. C’est un légume qui a besoin d’énormément de soleil, et nous avons eu un beau début d’été », se réjouit l’agriculteur.

Cette année, l’objectif est de produire 100 tonnes de cornichons. Si la température reste clémente, le couple prévoit d’employer une quarantaine de cueilleurs pour la saison.

Le cornichon français.
Le cornichon français. | Franck Dubray

Lire la suite de l’article dans l’édition Ouest-France du samedi 15 juillet 2017.

 
Ouest-France  

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