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Il y a 85 ans, les sœurs Papin entraient dans l’histoire du crime1 |
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Léa et Christine Papin. © DR
Le 2 février 1933, Christine et Léa Papin, domestiques chez les Lancelin, rue Bruyère, au Mans, assassinent sauvagement leurs patronnes. Ce fait divers va défrayer la chronique et diviser l’opinion.
Cette chandeleur-là est entrée dans l’histoire de la plus sinistre des façons. Le 2 février 1933, il y a pile 85 ans, Christine et Léa Papin, domestiques chez les Lancelin, assassinent sauvagement leurs patronnes, à leur domicile, rue Bruyère, au Mans.
Le fait divers va défrayer la chronique et diviser l’opinion. Les uns réclamant justice pour les victimes. Les autres faisant des sœurs Papin des victimes de la lutte des classes.

À l’issue du procès qui se déroulera les 28 et 29 septembre 1933, Christine est condamnée à mort et Léa à dix ans de travaux forcés. Ce verdict qui était écrit au crayon sur le mur de la souricière (aujourd’hui détruite) de l’ancien palais de justice du Mans, sera modifié un an plus tard. Le président de la République, Albert Lebrun, ayant gracié Christine, sa peine sera commuée en travaux forcés à perpétuité.
C'était quand même une autre époque qu'on n'imaginerait même pas maintenant ou les claques tombaient comme des mouches et le fouet vite sorti avec l'assentiment des parents attendant de leurs enfants seulement un salaire annuel pour faire vivre la famille.
Ce n'était pas de l'esclavage, mais pas bien loin.
Et comme disait mon papa bonne ou apprenti à 11 ans et demi et les pauvres petits sous kidnappés prestement.
Jusqu'en 1962 la violence était un mode d'elevage voire de dressage.