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Inondations à Souligné. « Certains ne veulent plus vivre ici »... |
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Une quinzaine de maisons sont impactées. Une est fissurée, porte d’entrée arrachée par les flots. © OUEST-FRANCE
Il est tombé 200 mm en 48 heures sur la petite commune, dimanche 10 et lundi 11 juin. L’eau est montée jusqu’à 1,40 mètre dans le bas du bourg. Une quinzaine de maisons sont impactées.
1,40 m
C’est une véritable mousson qui s’est abattue sur Souligné-sous-Ballon, entre dimanche et lundi. « 200 mm en 48 h, alors que la terre était déjà gorgée d’eau » , indique Francis Letay, premier adjoint au maire.
Dans le bas du bourg, le petit ruisseau de l’Aunay est devenu torrent, atteignant jusqu’à 1,40 mètre dans les maisons les plus touchées. Les habitants frappés par la première vague, dimanche, ont été relogés. Ils étaient absents quand la seconde est arrivée, lundi soir. « Le niveau est monté très vite, témoigne Francis Letay. Même les anciens n’avaient jamais vu ça. » Au total, une quinzaine de maisons, soit 45 personnes dont sept enfants, sont touchés.
École fermée
À grands coups de raclette, ce mardi matin, on recommence le nettoyage de la veille, pour chasser la boue qui s’est déposée dans les maisons. Les trottoirs sont jonchés de meubles hors d’usage, réfrigérateurs noyés et débris divers. Avec l’aide des pompiers et de bénévoles de la commune, les habitants remplissent les bennes à déchets. « Nous leur offrons à tous le repas de midi à la cantine. L’école est fermée. »
« Déprime »
Après « Certains ne veulent plus revenir habiter ici, regrette l’adjoint. Ce n’est pas de la colère, mais de l’abattement, de la déprime. Ils ne veulent pas que ça recommence. Et sont conscients que leur bien sera dévalué. »
Catastrophe naturelle
Une cellule de crise a été installée. Le préfet est venu apporter son soutien. « Il a promis l’aide de l’État pour monter les dossiers pour obtenir la reconnaissance de catastrophe naturelle, poursuit Francis Letay. Il faudra faire deux déclarations de sinistre, une pour la première inondation, une pour la seconde. Les premiers experts sont déjà passés. Mais nous n’aurons pas de réponses avant au moins un mois. »