BEN FREJ (5). Privé de « bons de sortie » par la domination territoriale marseillaise, l'international tunisien l'a joué plus défensive. Une copie propre. Pas étincelante mais propre.
GEDER (5,5). Un duel d'hommes avec Niang. Même David Douillet aurait apprécié. A quand même fait peur à tout un stade sur sa tête lobée dévissée... dans les pieds de Valbuena. Fort heureusement sans casse.
CERDAN (6). Le grand Greg aura amplement mérité sa douche. Du boulot, il n'en a pas manqué. Son sens de l'anticipation a privé Niang de bons ballons. S'est même payé le luxe d'une montée très remarquée.
CAMARA (6). Le tout jeune papa a la pêche. Ibrahima, version « je saute sur tout ce qui bouge ». Pour avoir zappé les deux derniers matches du Muc 72, le latéral de poche a terminé plus frais que la majorité. Lui aussi a globalement bien gardé son couloir.
COUTADEUR (5). Quand on se retrouve en face de clients comme Ben Arfa, forcément, on court un peu plus après le ballon. Moins percutant également sur coups de pieds arrêtés.
THOMAS (5). S'il avait le sourire en serrant la paluche de son pote Bonnart juste avant le coup d'envoi, le capitaine manceau a davantage grimacé par la suite. Pour les mêmes raisons que son comparse de la récupération. En face, c'était du lourd. Du très lourd même.
GERVINHO (4). Même son propre banc s'est levé d'un seul homme. But ? Non, petit filet. La frappe superbe et soudaine de l'Ivoirien ayant bluffé la moitié de Bollée. Dommage que de mauvais contrôles viennent gâcher une explosivité au-dessus de la moyenne.
STROMSTAD (non noté). « Astérix » avait semble-t-il égaré sa potion magique. Vous savez, cette explosivité naturelle qui a fait sa force en début de saison. Il faut dire aussi que le petit de Norvège se frottait à des clients de taille. Blessé derrière la cuisse (a priori inflammation d'un muscle fessier), il cède sa place juste avant la pause à PAULO ANDRE (42', 6). Le Brésilien jouant l'essuie-glace en tant que « libero de milieu de terrain ».
LE TALLEC (5,5). Une passe décisive de la tête. Suffisamment rare pour être applaudi. Débutant au poste inhabituel d'ailier gauche, il a encore une fois beaucoup... défendu. Offensivement en revanche, pas grand-chose à se mettre sous les souliers. Remplacé par MAIGA (59'). À quelques centimètres près, le coaching de Bertucci aurait fait mouche. Le centre-tir du Malien échouant sur la... transversale de Mandanda.
HELSTAD (6). Nouvelle leçon de réalisme à la Norvégienne. Une occasion, un but. Son quatrième de la saison, son premier de la tête. Dommage, vraiment dommage que « Thorstein la gâchette » n'ait pas eu plus de munitions. Remplacé par DOSSEVI (84').
Philippe PANIGHINI.