Rudi Garcia (entraîneur du Muc 72) : « Ce soir, j'ai vraiment la sensation d'avoir vu deux équipes du Mans. Une première qui jouait à son niveau, bien organisée, qui aurait même dû mener à la mi-temps. Puis une formation mancelle en deuxième période absente, battue dans les duels, faible défensivement.
Quand vous jouez ici, vous ne pouvez pas vous permettre de jouer seulement 45 minutes quand bien même vous avez l'impression que le but que vous prenez avant la mi-temps est injuste et chanceux. Il n'empêche que ça doit rester une péripétie. Vous devez rester dans le match. Donc, c'est vrai que psychologiquement, on s'est écroulé sur ce but et que Saint-Etienne, en revanche, en a profité pour s'envoler.
Quand on a un tant soi peu d'amour-propre, on ne peut pas se permettre de lâcher comme on l'a fait en deuxième période. Il y avait bien longtemps que l'on n'avait pas pris quatre buts. On pensait que c'était du passé.
J'avais dit avant la rencontre que quoiqu'il arrive, qu'on gagne ou qu'on perde, on serait toujours à portée de la cinquième place. En fait, le gros point noir de la soirée, c'est le goal-average (NDLR: qui passe de moins trois à moins six) ».
Anthony Le Tallec (buteur du Mans) : « Je pensais qu'on allait tenir après l'ouverture du score. Nous n'avons pas eu de chance sur leur égalisation. Et après, il faut bien admettre que les Stéphanois ont poussé fort. Et ici, ce n'est jamais facile de faire un résultat. »
Henri Legarda (président du Muc 72) : « On ne se fait pas de soucis mais on sent la fin de saison. Il faut pourtant maintenir le cap. Nous avons pris une leçon de football, ce soir. »
Laurent Roussey (entraîneur de l'ASSE) : « Notre première mi-temps ne reflétait pas ce qu'on voulait faire. Cela étant, j'aurais été plus inquiet à la pause si on n'avait pas égalisé juste avant. Ce soir, nous avons fait un très grand pas vers le maintien. Avec la manière car marquer quatre buts au Mans, ce n'est pas courant. C'est une bonne équipe. Nous avons une semaine à trois matches puisqu'après Le Mans, nous recevons Lens, en match en retard, mercredi, avant de nous déplacer à Sochaux. Les Lensois restent sur une contre-performance et ont besoin de points. Sochaux est actuellement euphorique. Nous verrons à la fin de la semaine où nous en sommes. Mais je crains que les organismes soient fatigués. »
Geoffrey Dernis (homme du match et double buteur de Saint-Étienne) : « Le fait de ne pas avoir joué pendant quinze jours explique peut-être en partie notre mauvaise première mi-temps. Après le repos, on s'est libéré. Et quand on arrive à aligner trois passes, on a une bonne équipe. Je suis évidemment très content de mes deux buts. Mais bon, être dangereux dans la surface adverse, c'est aussi ce qu'on me demande! »