Baby-sitting









Contrairement à une idée reçue, ces Clis (pour les écoles) et ces UPI (pour les collèges) ne fonctionnent pas en vase clos. Les élèves assistent aux cours dans les classes « ordinaires » de l'établissement. Cela peut aller de quelques heures à une quinzaine, en fonction de l'âge de l'élève, de son handicap (surdité, cécité, autisme...) et de son niveau scolaire. Le reste du temps, il est pris en charge par l'enseignant responsable de la Clis ou de l'UPI, assisté d'un AVS, souvent des jeunes recrutés en contrat précaire. Seulement voilà, à la rentrée prochaine, les AVS n'effectueront plus 100 % de leur temps de travail mais seulement deux tiers au sein des Clis et des UPI.
« Nous continuerons à proposer des contrats à temps plein, assure Jean-Claude Rouanet, l'inspecteur d'académie. Mais les AVS n'effectueront que 66 % de leur temps de travail dans les Clis et les UPI. Ils compléteront leur service avec d'autres tâches ou dans d'autres établissements. » Une décision prise dans le cadre d'un « redéploiement de moyens financiers au sein de l'académie », où d'autres départements sont moins bien lotis que la Sarthe en poste d'AVS.
Du côté des enseignants, des AVS et des parents, c'est l'inquiétude (lire ci-dessous). Ils estiment que le fonctionnement même des Clis et des UPI, et surtout la qualité de l'accueil des élèves, sont menacés. Les syndicats enseignants dénoncent un double langage. « D'un côté, le gouvernement fait de belles déclarations sur la priorité accordée aux handicapés et, de l'autre, il réduit les moyens », constate Hélène Fornès, enseignante et syndicaliste Snuipp-FSU.
Patrick ANGEVIN.