À peine en Bleu, Batum a décroché ses galons de titulaire aux côtés de Parker, Diaw. Le Normand, ici à droite, est la nouvelle pépite du basket français. : AFPPas du tout, on avait vraiment une rage de vaincre. On a attaqué d'entrée. Après on a lâché les chevaux. On a été poussé du début à la fin. Le public de Pau nous a transcendés. Nous n'étions pas 5 sur le terrain mais 7 805. On a voulu montrer au reste de l'Europe qu'on n'allait pas en Pologne pour rigoler.
Vous êtes jeune, titulaire du cinq majeur chez les Bleus et qualifié pour l'Euro, cela vous procure quels types de sentiments ?
C'est énorme. J'ai 20 ans, je vais à l'Euro, je vais essayer d'en profiter à fond et faire quelque chose de grand.
Vous avez beaucoup progressé depuis votre départ du Mans en juin 2008. D'après vous sur quels plans ?
Je pense que c'est surtout mentalement que j'ai fait des progrès. J'ai passé un cap ! Je me sens plus mature, mieux dans mon jeu.
Vous donnez une super-impression de facilité sur le terrain.
C'est l'impression que je donne et, sans forfanterie, je n'ai pas le sentiment de trop forcer ! Je suis assez content de moi !
« Parker, un modèle »
Vous êtes entouré de pointures comme Parker et Diaw dans le cinq majeur. Comment le vivez-vous ?
Parker, Diaw, Pietrus et Turiaf, ce sont de grosses locomotives. Je leur ai dit, les gars je vous suis (rire).
Que de chemin parcouru depuis Pont-l'Évêque ?
J'ai eu la chance d'être bien encadré très-très tôt. En benjamins à Pont-l'Évêque puis à Caen au pole espoirs (je suis le parrain du pole espoirs) et enfin au Mans avec Philippe Desnos.
Vous êtes revenu la semaine dernière dans votre région natale, participer à des entraînements avec l'équipe de N3 de Pont-l'Évêque. C'est un besoin ?
En fait, je suis resté penaud deux ou trois jours chez moi. J'aime bien me poser ! Cela me ressource aussi de jouer dans une salle que je connais bien avec les basketteurs de ma ville natale. Ma soeur va reprendre les cours à Portland la semaine prochaine. Je la retrouverai avec ma mère après l'Euro.
Que vous inspire le groupe du premier tour avec l'Allemagne, la Lettonie, la Russie ?
C'est très ouvert car il manque quelques stars mais on doit faire attention car c'est un championnat d'Europe. Nous avons vu à Pau ce que signifiait avoir l'avantage du terrain...
L'équipe de France possède un grand potentiel et peut viser haut à l'Euro ?
Bien sûr, on doit juste rester agressifs en défense, c'est la clé. Après on court et nous sommes difficilement arrêtables.
Vincent Collet a indiqué que le minima, ce serait un quart de finale !
Minimum du minimum c'est une qualification pour les championnats du monde en 2010 en Turquie. Par ailleurs, remporter une médaille, ce serait énorme !
« 89 points en benjamins »
Tout va très vite pour vous ! Une trajectoire de météorite. Vous êtes dans un autre monde ?
Non, j'ai les pieds sur terre. Parker, il est humble. Pourtant, c'est un des meilleurs joueurs du monde, une star ! C'est un exemple !
« L'humilité n'est que le commencement du talent » dit souvent Collet. Vous reprenez cette phrase à votre compte ?
Tout à fait ! Je reste normal (sic). Je ne vais pas changer !
Le meilleur souvenir de votre jeune carrière ?
Mon record de points sur un match : 89 points avec les benjamins de Pont-l'Évêque (sourire). Mon équipe en avait mis 150 contre....11.
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