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Euroligue. C'est le grand soir pour Le Mans SB !... |
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Diot et les Manceaux débutent ce soir leur campagne d'Euroligue. © Ouest-France.
Le Mans, Roanne et Villeurbanne attaquent aujourd'hui la phase préliminaire de l'Euroligue, avec l'espoir de rejoindre au tour principal Cholet, le champion de France. Un sacré challenge pour les Manceaux qui se déplacent ce soir en Turquie pour y affronter Banvit, lors du match aller du tour préliminaire. Décryptage en six questions en compagnie de notre envoyé-spécial en Turquie.
Le jeu intérieur et le tempo seront les clés du match aller ?
VRAI. Qu'il s'agisse de « Marco » Pellin (qui a joué Banvit l'an passé avec Roanne en Eurochallenge), JD Jackson ou Alexandre Ménard son adjoint chargé des vidéos, tous trois ont repéré que Banvit « martelait à l'intérieur en cherchant systématiquement ses grands ». Un domaine, où il devrait y avoir « match » entre Golubovic-Williams-Pacun d'un côté et Koffi-Coville-Batista de l'autre. Sinon, JD Jackson veut absolument « contrôler le tempo du match. On a bien vu au Mondial, si tu laisses les Turcs s'enflammer, ça peut aller très, très vite ».
Sur le papier, ce premier tour face à Banvit semble plus abordable que face à Berlin l'an passé ?
VRAI. Déjà parce que le match retour se déroulera à Antarès. Ensuite parce que Banvit n'a pas encore le vécu européen d'Alba Berlin. Évidemment, il faudra un MSB à son meilleur niveau défensif pour espérer passer car Banvit ne manque pas de gâchettes (Ermis, Graves, Williams...). Une mini-série, où chaque lancer-franc pourrait avoir son importance.
Banvit évoluera dans sa salle fétiche ?
FAUX. Actuellement en phase de rénovation, le « petit chaudron » de Banvit (2 500 places) n'est pas homologué par l'Euroligue. Du coup, le récent demi-finaliste du championnat turc évoluera à Istanbul, distant de 5h de Bandirma, la ville de son siège. Il serait alors très étonnant que les 12 500 sièges de l'Abdi Ipekci Arena soient tous pris d'assaut surtout que les Stambouliotes viennent de « manger de la balle orange » durant trois semaines à l'occasion du dernier Mondial et qu'un Banvit-Le Mans n'a évidemment pas la saveur d'un Turquie-Serbie.
Alex Acker s'est entraîné avec le MSB hier en Turquie ?
VRAI. Dès son arrivée à Istanbul, le MSB a filé vers l'Abdi Ipekci Arena sans passer par la case « hôtel ». Un entraînement de veille de match auquel a participé l'Américain Alex Acker après un bon quart d'heure d'échauffement personnel sous forme de footing autour du parquet et d'une séance de shoots. En revanche, il faisait partie du cinq remplaçant (Acker, Rupert, Pellin, H. Kahudi et Mendy). Les chasubles du « cinq majeur » étant portées par Diot, Dewar, Ch. Kahudi, Koffi et Batista.
Il peut y avoir match nul à la fin du match ?
VRAI. Avec ce système de matchs aller-retour, pas de prolongation en cas de match nul ce soir en Turquie. En revanche, si Banvit et Le Mans ne se départageaient toujours pas vendredi à Antarès, cinq minutes supplémentaires seraient alors nécessaires. Peu de chances d'en arriver là ...
Le Mans ne s'est jamais imposé en Turquie en coupe d'Europe ?
FAUX. Dans sa déjà riche histoire européenne, Le Mans s'est déjà imposé à trois reprises en Turquie. En 1997-98, Le Mans avait triomphé à Fenerbahce avant de rééditer à Darussafaka lors de la saison 2001-2002. Les deux fois en Saporta. Plus récemment, en 2006-2007 et en phases de poules d'Euroligue s'il vous plaît, le MSB s'était imposé à Istanbul face à Efes Pilsen (53-64).
BANVIT (cinq majeur) : Ermis (TUR, 1,94m) ; Graves (USA, 1,91m) ; Simmons (USA, 1,96m) ; Williams (USA, 2,06m) ; Davis (USA, 2,03m). Banc : Golubovic (MTN, 2,13m) ; Yildirim (TUR, 1,88m) ; Cinko (TUR, 1,88m) ; Ozcan (TUR, 1,89m) ; Pacun (TUR, 2,10m) ; Akpinar (TUR, 2,03m) ; Turna (TUR, 1,85m).
LE MANS (cinq majeur) : Diot (FRA, 1,92m) ; Ch. Kahudi (FRA, 1,96m) ; Dewar (USA, 1,96m) ; Koffi (FRA, 2,05m) ; Batista (BRE, 2,06m). Banc : Covile (USA, 2,06m) ; Acker ? (USA, 1,95m) ; Pellin (FRA, 1,70m) ; Rupert (FRA, 2,00m) ; H. Kahudi (FRA, 1,94m) ; Mendy (FRA, 1,99m).
Philippe PANIGHINI.