Ludovic Baal et Frédéric Thomas ont retrouvé sur leur chemin James Fanchone, samedi soir... Photo : Blandine Lempérière
Absents des débats devant Lorient, sans âme, les Manceaux n'en finissent pas d'inquiéter. L'opération maintien a vraiment très mal débuté, samedi soir.
Pas de doute : les Manceaux ont dû se réveiller avec une belle gueule de bois, dimanche matin, avec ce sentiment diffus de ne pas avoir joué et d'être passés complètement à côté du sujet.
« Tout bascule peut-être sur notre première action où l'on est les premiers dangereux, disait Arnaud Cormier, à l'heure de l'analyse. Ensuite Lorient marque et ça change tout. On savait que les coups de pied arrêtés seraient déterminants, on prend deux buts sur de telles actions. On sait que les Bretons ont la réputation de bien jouer, mais ils savent aussi très bien défendre. »
Certes. Mais les Lorientais ont surtout été opportunistes et chanceux avant de se montrer bien organisés et intelligents devant des Sarthois fragiles et friables mentalement.
« On craignait ce match sur un terrain très difficile et dans des conditions météo très délicates, avouera Christian Gourcuff. La sortie de Gameiro touché à un genou n'arrangeait pas les choses mais on a fait une première période intelligente. On a marqué au bon moment et ensuite on a pu gérer. Désormais, on est dans une situation intéressante malgré un calendrier très exigeant et un effectif qui a tendance à s'amenuiser avec les blessures. »
Affligeant
Les Merlus sont donc partis pour effectuer une bonne pèche, cette saison. Les Sarthois naviguent, quant à eux, en eau trouble depuis trop longtemps et sont bien partis pour couler s'ils se révèlent incapables de redresser la barre.
Ce qu'on a vu samedi soir est tellement affligeant qu'on pourrait en arriver à se dire que c'était vraiment trop mauvais, trop triste, pour être vrai. Le seul problème vient du fait que ce n'est pas la première fois que les joueurs du Muc 72 sont pris en flagrant délit de manque de caractère et d'esprit de révolte.
Cette douzième défaite de la saison fait donc d'autant plus mal qu'elle semble signer, précocement, une descente en Ligue 2 que tout le monde souhaite éviter, logiquement, avant l'entrée dans le nouveau stade.
« Il faudra vite oublier cette contre-performance, surtout avant d'aller à Marseille, mercredi », a conclu Arnaud Cormier, samedi. Mathématiquement, le maintien reste jouable. Les Niçois, plus que les Stéphanois, sont sans doute les concurrents directs des Manceaux pour la 17e place, celle qui assure de jouer une saison de plus en Ligue 1. Les Aiglons sont mal en point... mais comptent tout de même six points de plus que le Muc 72 au classement général.
À 18 journées de la fin, ce n'est pas un matelas suffisant pour être certain de renouveler son bail parmi l'élite. Mais cela représente tout de même deux victoires d'avance. Et quand on voit le mal qu'ont les joueurs du Muc 72 cette saison à signer des succès...
AVERTISSEMENTS. Le Mans : Abdi (9'). Lorient : Si. Diarra (71'), Marchal (74'), Le Lan (75').
LE MANS : Roche - Corchia, Geder, Cerdan (cap), I. Camara (Ouali, 57') - M. Dossevi, Goulon (Loriot, 72'), F. Thomas, Baal - Abdi (Helstad, 57') - A. Le Tallec. Non entrés en jeu : Makaridze (g), Bouhours, Joao Paolo, Louvion. Entraîneur : Arnaud Cormier.
LORIENT : Audard - Sosa, Marchal (cap), Koscielny, Le Lan - Fanchone (Genton, 85'), Amalfitano, Mvuemba, Si. Diarra - Monterrubio (Baca 72'), Gameiro (Sakuwaha 6'). Non entrés en jeu : Cappone (g), Mendy, Gégousse, Tekendo, Bessala. Entraîneur : Christian Gourcuff.