|
École de gendarmerie : la fermeture est décidée... |
1
Adieu... © Archives Ouest-France.
L'école de gendarmerie du Mans fête ses 25 ans aujourd'hui. Ce sera son dernier anniversaire. La fermeture est d'ores et déjà actée.
Début avril, personne ne voulait y croire. Impensable. La confirmation est pourtant parvenue à notre rédaction hier après-midi. Elle vient d'une source au sein de l'État-major de l'armée de Terre : la fermeture de l'école de gendarmerie du Mans est d'ores et déjà actée.
C'est du moins ce qui figure aujourd'hui, noir sur blanc, dans la première version du « livre blanc » de la réforme des armées, en cours d'élaboration. Le document devrait être soumis à un ultime arbitrage du Président de la République avant d'être rendu public (il le présentera lui-même à la nation) le 17 juin prochain. Si rien ne se passe avant cette date, Le Mans peut dire adieu à son école, qui fête ce samedi sa 100e promotion et ses 25 ans en organisant une grande journée « portes ouvertes » (lire ci-dessous).
La pétition de la dernière chance
Reste un seul espoir : qu'une intervention « musclée » des élus du département en faveur du maintien de l'établissement parvienne à infléchir la position du ministère de la Défense avant la date fatidique du 17 juin. Sans mobilisation forte, coordonnée, associant politiques de tous bords, l'école est condamnée. Ce qui se traduirait, pour Le Mans, par la réaffectation des 240 gendarmes chargés des formations, et le départ, donc, d'autant de familles. Sans parler des 450 à 500 élèves-gendarmes qui passent actuellement chaque année par Le Mans (jusqu'à 3 000 personnes formées par an en comptant tous les types de stages organisés).
Dans pareil contexte, on comprend mieux pourquoi les élus de Le Mans Métropole ont consacré l'essentiel de leurs débats à la question, jeudi soir (Ouest-France d'hier), alors que le sujet relève, en toute logique, du conseil municipal plutôt que de la communauté urbaine.
Hier, la Ville a commencé à diffuser une pétition au titre évocateur : « Défendons notre école de gendarmerie ». C'est la pétition de la dernière chance. On devrait la voir circuler, ce samedi, à l'entrée de la caserne Paixhans...