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Basket-ball : Jackson prépare son plan B à la mène... |
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Zack Wright a alterné le bon et le moins bon, mardi soir à Antarès. Photo © Dominique Breugnot
Playoffs. Le Mans - Paris : 76-62. La blessure d'Antoine Diot contrarie les plans manceaux, qui ont deux jours pour se réorganiser à la mène.
Les « Antoine » lancés par les supporters ne pouvaient pas y changer grand-chose, mardi soir. Antoine Diot était à terre. Pendant de longues secondes. Sur une passe de Dee Spencer, le meneur français est pris à contre-pied. Il s'écroule. Son dos était de nouveau bloqué, comme il y a une semaine. « Un blocage lombaire », expliquait JD Jackson. Zack Wright le remplaçait sur le parquet, alors que l'intérieur français avait tout le mal du monde à quitter la salle.
Zack Wright pas dans un grand soir, ce n'était pas pour rassurer Antarès. Car en plus d'accumuler les maladresses (0/6 aux tirs, 0 passe décisive, 2 ballons perdus à la mi-temps), l'ancien chalonnais concédait des fautes. Au point de voir Dee Spencer prendre le relais quelques secondes à la mène. Et Albicy, désigné meilleur espoir de Pro A, de se faire un malin plaisir à provoquer des fautes... dont une sur Spencer, troisième meneur de la soirée. « On n'était pas préparé à jouer sans Antoine », reconnaissait l'entraîneur manceau.
Mais voilà, le MSB se ressaisissait. Zack Wright montrait un bien meilleur visage. Il passait de -4 à 7 d'évaluation dans le troisième quart temps, notamment grâce à ses nombreux rebonds captés. « Zack a bien réagi après sa première période ratée », notait son coéquipier Thierry Rupert. Le Mans était finalement parvenu à l'emporter sans son meneur titulaire.
« On va voir s'il est prêt pour vendredi », disait sans grande conviction JD Jackson, après le match. Si ce n'est pas le cas, Zack Wright, assez inconstant cette saison, retrouvera les clés de la maison. L'entraîneur du MSB bénéficie, aujourd'hui, d'une nouvelle journée pour travailler les systèmes avec Wright donc, mais aussi Dewarick Spencer. « Dee peut mener partiellement. Quitte à remonter la balle avec un deuxième arrière, imaginait déjà JD Jackson. On a peu de temps, mais on va travailler ça. De toute façon Il faut s'adapter. » Dernière solution entre les mains du Franco-Canadien, le jeune Henri Kahudi, qu'il était prêt à faire entrer mardi soir devant l'accumulation des fautes mancelles. De quoi ajouter de l'intérêt, s'il en était encore besoin, au quart de finale retour de demain, à Paris.